Déménagement : Le Dr Cédric Kron vous accueille désormais dans son nouvel espace de consultation situé au 57 avenue de Villiers Paris 17e.

Risques en chirurgie esthétique et plastique

Tout acte de chirurgie comporte des risques et des limites. Si vous ne les acceptez pas, il est préférable de renoncer à l’intervention et de trouver une autre solution (la médecine esthétique, par exemple).

Cette fiche a un caractère informatif et ne décharge en aucune manière le médecin de ses responsabilités. La décision de vous faire opérer doit être prise en toute connaissance de cause. Lors de la consultation, le chirurgien doit répondre à toutes vos questions et vous avertir des risques, même exceptionnels.

Cicatrices

Une incision chirurgicale implique nécessairement une ou des cicatrices. Elles peuvent apparaître sur la peau (cicatrices cutanés) ou sur tissus opérés en profondeur. Il n’existe aucun moyen d’effacer complètement les cicatrices résultant d’une incision chirurgicale. Lors de la consultation, le chirurgien vous précisera la position et la longueur des cicatrices, celles-ci peuvent varier en fonction du type d’intervention et de votre morphologie.

Dans les premiers mois qui suivent une intervention, il est normal qu’une cicatrice s’épaississe et rougisse. Cette réaction inflammatoire diminue avec le temps. La cicatrice met deux ans à se stabiliser et son aspect définitif varie selon sa position anatomique et les individus.

Dans certains cas la cicatrice peut rester rouge et/ou boursouflée, on parle alors de cicatrice hypertrophique voire de chéloïde. Ce type de cicatrice peut survenir de façon imprévisible et peut nécessiter un traitement particulier. Les cicatrices hypertrophiques sont plus fréquentes sur les peaux noires.

La complication la plus grave est la nécrose cutanée, à savoir la  perte d’une zone cutanée plus ou moins étendue dans la zone opérée. Une nécrose cutanée  peut altérer gravement le résultat esthétique. Une reprise chirurgicale à distance peut alors s’avérer nécessaire.

Tabac

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales de toute chirurgie. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l'intervention élimine ce risque supplémentaire.

Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 3989 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.

Pour en savoir plus sur les risques de complications chirurgicales liées au tabagisme, consulter la fiche d'infirmation sur le tabagisme péri-opératoire

Saignement postopératoire

Un saignement postopératoire est quasi-systématique dans le cas d’une intervention chirurgicale. Il entraîne des traces de sang sur le pansement ainsi que des ecchymoses sur la peau (bleus) pendant 1 à 3 semaines.

Le saignement peut parfois provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse. Il est parfois nécessaire de procéder à une nouvelle intervention pour évacuer l’hématome et contrôler la cause de celui-ci.

En cas de saignement important, une transfusion peut s’avérer nécessaire.

Infections 

La contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité. Elle a rarement de retentissement sur l’état général et/ou local. Pendant les premiers jours de convalescence, les pansements sont alors changés avec une plus grande fréquence.

Une infection peut causer une nécrose cutanée. Dans ce cas, elle peut entrainer une ou plusieurs interventions. Si l’intervention nécessite la mise en place d’une prothèse, une infection grave nécessitera probablement le retrait de celle-ci. 

Troubles de la sensibilité 

Des troubles de la sensibilité sont presque systématiques autour de la zone opérée. Cette sensibilité se récupère progressivement sur quelques mois.

Dans certains cas, Il peut persister des zones insensibles ou moins sensibles, en particulier à proximité de la cicatrice. Il faut savoir que le tabac limite la récupération de la sensibilité.

Symétrie 

Le corps n’est pas symétrique (seins, visage, sourcils, narines, hanches, etc…). La personne ne s’en rend pas toujours compte et ces différences ne peuvent pas toujours être corrigées par l’intervention. Même quand il n’y a pas de différence préalable, l’intervention peut entraîner une différence modérée. Parfois l’asymétrie peut être le motif même de la consultation et l’information est alors adaptée.

Risques liés à la pose de prothèses mammaires 

La pose de prothèses mammaires n’entraîne aucun risque de maladie générale supplémentaire et ne limite pas le dépistage du cancer lors des examens cliniques (mammographies). Qu’elle soit constituée de sérum ou de silicone, une certaine palpabilité de la prothèse est possible.

En plus des risques sus-cités, il y a un risque de coque lié à une réaction anormale de l’organisme contre la prothèse qui entraîne la formation d’une capsule dure et/ou douloureuse qui peut déformer le sein. Le fait de  corriger la déformation et/ou la dureté peut nécessiter une ou plusieurs interventions. Parfois, il est impossible de remettre la prothèse en place. La formation d’une coque ne présente pas de danger pour l’organisme.

Intervention en plusieurs temps, finitions et retouches 

Certaines interventions nécessitent plusieurs temps opératoires, ceux-ci vous seront expliqués lors de la consultation préopératoire.

Le résultat d’une intervention ne peut être prévu de manière absolue. De plus, la cicatrisation propre à chaque individu entraîne une variation du résultat obtenu. Des retouches sont toujours possibles après l’intervention.

Risques graves 

Les bonnes pratiques de sécurité limitent les risques graves mais ne peuvent pas les supprimer complètement.

Certains risques, heureusement exceptionnels, sont imprévisibles et peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel du patient (embolie, paralysie, septicémie, troubles de la vue…).

L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées en consultation par l’anesthésiste.